Club deals immobiliers : mes recommandations pour 2026

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Mis à jour le 23 septembre 2026

Les club deals immobiliers ont longtemps été réservés aux gros patrimoines, ils s’ouvrent petit à petit. Mais attention : il y a club deal et club deal. Et 2026 a ses particularités qu’il faut comprendre avant de se lancer.

Ce qu'il faut savoir

  • Rendements possibles : 7 à 12% par an (vs 4-5% pour les SCPI)
  • Secteurs intéressants : coliving, logistique urbaine, résidences gérées, bureaux à transformer
  • Investissement minimum : souvent entre 50 000 € et 500 000 €
  • Durée : 3 à 7 ans, pas de sortie facile avant
  • Choisir un opérateur avec de vrais résultats passés

C’est quoi exactement, un club deal ?

Un club deal, c’est simple : un petit groupe d’investisseurs se met ensemble pour acheter un bien immobilier précis. Contrairement aux SCPI où votre argent disparaît dans un gros pot commun que vous ne contrôlez pas, là vous savez exactement dans quoi vous mettez vos sous. Et vous avez votre mot à dire.

Comment c'est monté juridiquement


La plupart du temps, on crée une société spécifique (SAS ou SCI) juste pour ce projet. Chaque investisseur a des parts selon ce qu’il a mis. Simple et clair.

Je me rappelle d’un client entrepreneur. Il avait mis 200 000€ dans un club deal qui rachetait un vieil immeuble de bureaux en banlieue parisienne. Trois ans après, transformé en coliving premium, il avait gagné plus de 35% net. Aucune SCPI n’aurait fait ça sur la même période.

Pourquoi 2026 peut être une bonne année

L’immobilier français se stabilise après deux ans difficiles. D’après Meilleurs Agents, on a eu environ 929 000 ventes fin 2025, soit +11% sur l’année. Pour 2026, ils tablent sur 960 000 transactions.

Indicateur 2024 2025 Prévision 2026
Transactions (milliers) 855 929 960
Prix moyens (évolution) −2,1 % +1,6 % +2 à 3 %
Taux crédit moyen 3,8 % 3,4 % 3,35 %

Source : Meilleurs Agents, BPCE L'Observatoire, décembre 2025

Cette reprise en douceur crée des opportunités. Il y a encore des vendeurs coincés (DPE pourri, héritage compliqué, banque qui met la pression) qui acceptent de vendre moins cher. Les bons opérateurs de club deals savent repérer ces affaires et négocier serré.

Les secteurs qui marchent en 2026

Le coliving et les résidences gérées

Savills et BNP Paribas Real Estate le disent : le coliving et le coliving senior vont exploser en 2026. Normal, avec la galère pour se loger dans les grandes villes et les jeunes qui veulent plus de flexibilité.


« Le coliving est l’un des secteurs qui bougent le plus en Europe, avec plus de 95% d’occupation dans les grandes villes. »

RS
Rapport Savills 2025

Living Sector Outlook

Les rendements ? Entre 8% et 12% brut, bien mieux que la location classique. Transformer un grand appart bien placé en coliving peut doubler vos revenus locatifs.

La logistique urbaine

Avec le boom du e-commerce, il faut des entrepôts près des villes pour livrer vite. Ces actifs logistiques en périphérie des grandes agglos ? Taux de vacance quasi nul et loyers qui suivent l’inflation.

Les bureaux à transformer

Transformer de vieux bureaux en logements, c’est un des secteurs les plus rentables. Triple effet : achat pas cher, changement d’usage, revente par appartements. Le jackpot si c’est bien fait.

Attention


Les transformations bureaux/logements, c’est compliqué administrativement (autorisations, changement de destination). Vérifiez que l’opérateur a bien sécurisé tout ça avant de signer.

L’hôtellerie

Le tourisme en France se porte bien. Les club deals sur l’hôtellerie économique ou les résidences de tourisme bien situées donnent du 7% à 10% par an.

Secteur Rendement cible Horizon Risque
Coliving 8-12 % 3-5 ans ★★★☆☆
Logistique urbaine 6-9 % 5-7 ans ★★☆☆☆
Bureaux reconversion 10-15 % 3-5 ans ★★★★☆
Résidences gérées 7-10 % 4-6 ans ★★★☆☆
Hôtellerie 7-10 % 5-7 ans ★★★☆☆

* Risque évalué de ★ (faible) à ★★★★★ (élevé)

Club deal vs SCPI vs crowdfunding : les vraies différences

On me pose souvent la question. Ces trois trucs n’ont rien à voir.

Critère Club deal SCPI Crowdfunding
Ticket d'entrée 50 000-500 000 € 1 000-5 000 € 500-1 000 €
Rendement cible 7-12 % 4-5 % 8-12 %
Horizon 3-7 ans 8-10 ans+ 12-36 mois
Liquidité Faible Moyenne Nulle
Transparence Élevée Moyenne Variable
Pouvoir décisionnaire Oui Non Non

Source : analyse comparative 2025

En SCPI, vous donnez votre argent à une société de gestion qui le mélange avec celui de milliers d’autres épargnants. Rendement moyen autour de 4,5% d’après l’ASPIM, et vous ne savez pas vraiment où va votre argent.

Le crowdfunding immobilier finance surtout des promoteurs. Les rendements annoncés (8-12%) font envie, mais le risque que le promoteur plante est réel. Plusieurs plateformes ont eu des problèmes ces dernières années.

Le club deal, c’est entre les deux : accès à de beaux projets, transparence totale sur l’opération, participation aux décisions importantes. En contrepartie : ticket d’entrée plus élevé et impossible de sortir facilement.

Comment choisir un bon club deal ?

Mes années en banque privée m’ont appris à faire le tri entre les bonnes opérations et les arnaques. Voici comment je procède.

L’opérateur d’abord

Avant de regarder le projet, je regarde qui le porte. Son historique, c’est ce qui compte le plus. Mes questions :

  • Combien d’opérations il a déjà faites ?
  • Quels rendements réels (pas promis, réalisés) il a livrés ?
  • Il a une vraie équipe ou c’est du bricolage ?
  • Il met son propre argent dans l’opération ?

Bon signe


Les meilleurs opérateurs mettent leur propre argent dans leurs projets. Ça montre qu’ils croient vraiment à ce qu’ils vendent et qu’ils ne se payent pas juste sur votre dos.

La qualité du bien

L’emplacement, c’est 80% du succès d’une opération immobilière. Privilégiez les zones premium ou les secteurs qui bougent (nouveau métro, grands projets urbains).

Regardez aussi l’état du bien : technique, conformité, potentiel de valorisation. Un immeuble qui a besoin d’une mise aux normes DPE peut être une affaire si le budget travaux est bien calculé, ou un gouffre si c’est sous-estimé.

Le montage financier

Vérifiez bien :

  • Quel niveau d’endettement (LTV) ?
  • Quelles garanties pour les investisseurs (hypothèque, fiducie) ?
  • Comment se partage la plus-value ?
  • Tous les frais cachés ?

Méfiez-vous des frais cachés


Certains montages affichent de beaux rendements bruts mais grattent de l’argent partout (frais de structuration, de gestion, de sortie…). Exigez le détail de TOUS les frais sur toute la durée.

Les papiers juridiques

Ne signez jamais sans faire relire par un avocat spécialisé. Points importants : conditions de sortie anticipée, droits de vote, clauses de liquidité, gestion des conflits.

Les risques à connaître

Investir en club deal, c’est pas sans risque. Autant les connaître avant.

Votre argent est bloqué

Vos fonds sont immobilisés pendant trois à sept ans minimum. Contrairement aux SCPI où vous pouvez revendre (même difficilement), sortir d’un club deal avant la fin est compliqué et coûteux.

Mon conseil : ne mettez en club deal que de l’argent dont vous n’aurez pas besoin. Gardez votre épargne de précaution à côté.

Tous les œufs dans le même panier

Un club deal vous expose à un seul bien ou très peu de projets. Si ça marche, c’est génial. Si ça plante, vous prenez tout.

Ma règle : diversifier sur plusieurs club deals dans des secteurs et des régions différents. Jamais plus de 10% de mon patrimoine sur un seul deal.

Dépendance à l’opérateur

Le succès d’un club deal dépend entièrement de la capacité de l’opérateur à tenir ses promesses. Retards, dépassements, problèmes de commercialisation : ça peut vite dégrader le rendement final.

Quelle place dans votre patrimoine ?

Pour un investisseur avec 500 000€ de patrimoine et un profil un peu dynamique, voici ce que je conseille souvent :

Poche Allocation Placement
Base solide 60 % Fonds euros, ETF diversifiés, SCPI
Dynamique 25 % Club deals immobiliers (2-3 opérations)
Opportuniste 15 % Crowdfunding, private equity

Exemple d'allocation - profil dynamique, horizon 5-7 ans

Cette répartition permet de profiter des rendements des club deals tout en gardant une base liquide et diversifiée. L’important, c’est d’adapter selon votre situation, vos projets et ce que vous êtes prêt à risquer.

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Mon avis pour 2026

Le contexte actuel me semble intéressant pour les stratégies opportunistes. La reprise progressive des ventes, avec encore des vendeurs sous pression (DPE, refinancement difficile), ouvre des opportunités d’achat.

Les club deals permettent de saisir ces opportunités avec un niveau de contrôle et de transparence que vous n’aurez jamais en SCPI. À condition de bien choisir ses opérateurs et ses projets, ça peut vraiment dynamiser un patrimoine.

Mais n’oubliez jamais ce que m’avait dit mon premier patron en banque privée : « Le rendement qu’on vous promet n’est jamais celui que vous touchez à la fin. Seuls les résultats passés comptent. »







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Lucas
À propos de l'auteur

Lucas

Lucas Mertaud, 43 ans, plus de 15 ans à entreprendre, deux exit, depuis s'intéresse à la création et gestion de patrimoine. Spécialité l'aide aux entrepreneurs pour créer leur patrimoine, anticiper les exit...

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